PES 2010 vu par un champion de France !
Difficile d’être plus explicite sur l’article qui va suivre. Je viens en effet de recevoir de Konami, que je remercie au passage pour leur générosité, mon exemplaire de PES 2010. Pour tout vous dire, j’attendais avec impatience et un peu de peur je dois bien l’avouer mon petit colis. De l’impatience car en tant que fan de PES depuis maintenant plusieurs années, chaque sortie reste un événement marqué d’une croix rouge sur mon calendrier. Et de la peur car les derniers opus de la série ne m’ont pas enchantés des masses.

Il est certains que pour les joueurs occasionnels, Pro Evolution Soccer reste sans doute le jeu de football numéro 1 dans leurs cœurs. Pour moi qui joue depuis maintenant plusieurs années, le jeu a sans aucun doute perdu de sa superbe.
Sur quoi je me base pour dire ça ? Sur mon expérience personnelle. J’ai été champion de France double sur PES 4, plusieurs fois vainqueurs de PES League, champion de France PES 2008 et plusieurs fois champion de la région Nord Pas de Calais. Loin de moi l’idée de me vanter, je tiens à éviter de passer pour un de ces Fans Boy qui croit détenir la vérité. Je ne la détiens pas moi même…
Le retour du roi ?

A partir de là et après quelques heures de jeu, je me lance dans ce test que, j’espère, vous prendrez plaisir à lire !
Graphiquement le jeu a vraiment pris du galon. Les expressions des joueurs sont criantes de réalismes. Messi, Torres ou encore Christiano Ronaldo ont bénéficié d’une attention toute particulière des développeurs et vraiment, ça claque énormément ! Le jeu fourmille de petits détails, les maillots, filets et même les terrains sont d’une grande beauté.
Les animations quand à elles sont toujours un peu rigides. Les joueurs courent toujours comme s’ils devaient aller aux toilettes très vite et cela décrédibilise un peu leurs démarches.
Niveau Gameplay, il y a eu une grosse évolution. Le jeu a été considérablement ralenti, condition sine qua non pour reprendre du plaisir après deux années au purgatoire. Le jeu s’en trouve gratifié. Construire une action ne tient plus du miracle et créer du jeu redevient possible. Vous pourrez donc apporter votre patte à l’équipe que vous dirigez, que ce soit le grand FC Barcelone ou une équipe plus modeste. L’IA de l’ordinateur défends enfin correctement. Bon je trouve toujours que les défenseurs latéraux montent trop ( Cela dur depuis PES 3 je crois… ) mais bon ce n’est pas ingérable ( Passage en SAC Powa ). Les défenseurs respectent donc leur poste et bétonne l’axe central vous obligeant souvent à écarter le jeu sous peine de vous faire contrer sauf quand vous vous appelez Christiano Ronaldo ou Messi.

Et oui, malheureusement, certains joueurs sont encore et toujours injouables. Une fois ce type d’attaquant parti, inutile de penser le rattraper et encore moins de faire jouer le physique du défenseur pour le gêner, il sera bien trop tard. Cela vous oblige donc toujours à anticiper et tenter d’intercepter avant que l’attaquant n’enchaine son accélération sinon vous n’avez plus qu’à prier. Inutile de penser à votre gardien, vous êtes déjà en train de pleurer qu’il n’a pas encore compris que le ballon est dans les filets… Gants en peau de pêche, oublie du second poteau sur les centres et toujours l’impression qu’il subit la frappe au lieu d’aller à sa rencontre font encore parti de sa panoplie de clown.
Gardien Manuel, le retour…
Et oui, car si l’ordinateur est un cauchemar avec le gardien, le suppléer est de nouveau possible. Véritable bénédiction pour les joueurs aimant tout contrôler, vous pouvez combler les brèches et même devenir un mur pour peu que vous anticipiez les intentions de votre adversaire. Un vrai bonheur et une source de joie supplémentaire lorsque vous bloquez une action que votre adversaire voyait déjà au fond.
Coté stratégie, changement total de vision. Les sliders et les cartes font leurs apparitions et vous permettent de créer entièrement votre tactique. Vous voulez jouer bas, baissez votre slider défense. Un vrai bonheur pour tous les Raymond Domenech en herbe. Qui monte ? Qui déborde ? Qui joue en pivot ? Tout cela est paramétrable avec les cartes de chaque joueur. Exemple le plus marquant, Dani Alves aura tendance avec sa carte » Prendre le couloir » à attaquer sans cesse. Enlever cette carte, il deviendra un latéral défensif parfaitement placé. C’est un peu compliqué au début mais le temps d’adaptation passé, de nombreuses possibilités s’offrent à vous !
Du coté des modes de jeu, on reprends les mêmes et on recommence. Ligue Master ( Avec l’Europa Ligue ), Championnats, Coupe, Mode création de joueur, vous pourrez vous amuser des heures seul ou à plusieurs. Le Online a justement été travaillé ( Personnellement, avant cela ne l’avait jamais été ) et il est enfin possible de jouer Online sans un lag insoutenable.
Pour conclure…
Personnellement, j’ai repris du plaisir à jouer à PES mais je reste quand même sceptique. Le jeu n’est pas encore passé devant le détecteur » Tournoi » qui est pour moi l’ultime test et sans doute le plus important. Elle arrive d’ailleurs bientôt avec plusieurs tournois fin Novembre.
Malgré ses défauts, je conseille quand même PES à tous les joueurs qui veulent du fun tout de suite. Si en plus vous avez beaucoup d’amis, Offline ou Online, ne cherchez pas plus loin, le jeu est fait pour vous. Pour ma part, j’alternerais entre PES avec les potes et FIFA pour le mode Online Be a Pro !
Il ne me reste plus qu’à vous remercier de votre attention et vous souhaitez bon jeu !
Les commentaires sont fermés.
about 4 months ago
Merci pour cet avis.
La rigidité des des joueurs me rebutent toujours autant.
Leurs mouvements sont comme robotisés. Les crochets, les changements de direction …
Je ne sais pas si tu avais joué aux versions PS2, mais sur PES2009 (j’avais les versions PS3 et PS2), je trouvais la version PS2 beaucoup plus agréable à jouer.
Va tu donner ton avis sur Fifa aussi ?
about 4 months ago
Ouip, la version PS2 était beaucoup plus calibrée que la version PS3.
Euh, mon avis sur FIFA, peut être. Il me faut un peu de temps mais je ferais bien un petit guide du FUMA.
C’est à voir !